Apprendre à danser le jive

Apprendre le jive, c’est découvrir une danse swing rapide, énergique et accessible. Issue des danses swing, cette discipline joyeuse séduit par son rebond caractéristique, ses pas dynamiques et sa connexion complice entre partenaires. Dès les premiers cours, on ressent la musique dans tout le corps tout en développant coordination, musicalité et expression personnelle. Que l’on recherche une danse sociale pour s’amuser en soirée ou une pratique plus technique pour progresser, le jive propose un apprentissage vivant, motivant et profondément plaisant.

Pourquoi danser le jive ?

Une danse pleine d’énergie et de joie

Le jive est une danse vive, rebondissante et ludique qui procure immédiatement une sensation d’énergie et de liberté. Son rythme rapide, ses kicks et son rebond naturel donnent spontanément le sourire. La musique traverse tout le corps et crée une connexion joyeuse entre partenaires. Danser le jive, c’est partager une énergie contagieuse et vivre un moment de plaisir intense et dynamique.

Accessible, rapide et ludique

Le jive séduit par sa simplicité d’accès. Son pas de base est rapide à assimiler et permet aux débutants de danser après peu de cours. La progression est motivante, car les premières figures suffisent pour évoluer en musique sans mémoriser un vocabulaire trop vaste. Comparé à d’autres danses swing, il demande moins de structures complexes au départ, favorisant un plaisir immédiat.

Une danse sociale par excellence

Le jive est une danse de rencontre et de partage. Il favorise l’écoute entre partenaires et crée une ambiance conviviale et détendue. Les soirées jive privilégient le plaisir et la spontanéité, sans codes vestimentaires stricts. Cette culture festive et accessible fait du jive une danse sociale vivante, idéale pour créer du lien et profiter de la musique ensemble.

Une excellente activité physique

Danser le jive constitue un entraînement physique complet. Son rythme rapide sollicite le cœur et améliore l’endurance naturellement. Les jambes travaillent en continu à travers chassés, kicks et rebonds, tandis que la posture engage le gainage et l’équilibre. La coordination développe précision et agilité. En peu de temps, le corps dépense beaucoup d’énergie, permettant de brûler des calories tout en s’amusant. Le jive offre ainsi une activité sportive efficace, dynamique et bien plus plaisante qu’un entraînement classique.

Une grande richesse stylistique

Le jive offre une grande diversité d’expressions. Il peut se pratiquer comme danse sociale improvisée ou comme discipline sportive codifiée. Cette double identité permet d’évoluer du simple loisir festif à la performance ou à la compétition. Chacun peut y développer son style personnel tout en progressant techniquement, rendant le jive durablement stimulant et adaptable à tous les profils.

La polyvalence musicale

Le jive s’adapte à une grande variété de musiques. Il se danse sur swing, rock’n’roll ou boogie-woogie, et supporte des tempos très variés. Cette flexibilité permet de l’utiliser sur de nombreux morceaux, anciens ou modernes. Le danseur n’est pas limité à un répertoire restreint et peut intégrer le jive facilement dans différents contextes festifs.

Style personnel marqué

Le jive laisse une large place à l’expression individuelle. Chaque danseur y développe son attitude, son énergie et sa manière d’interpréter la musique. Le styling des bras, la vivacité des jambes et la posture construisent une signature personnelle. Le jive encourage créativité et audace, permettant d’enrichir les figures par des variations spontanées. Cette liberté stylistique renforce la personnalité du danseur et transforme chaque passage sur la piste en expression unique et vivante.

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La musicalité du jive

Styles musicaux adaptés

Le jive se danse sur plusieurs styles musicaux qui partagent une énergie rythmique et un tempo entraînant. Comprendre ces différents styles vous aidera à reconnaître instantanément une musique propice au jive.

Le boogie-woogie

Style pianistique énergique apparu dans les années 1920-30, le boogie-woogie se caractérise par une ligne de basse répétitive à la main gauche et des improvisations rythmiques à la main droite. Son tempo rapide et son groove irrésistible en font un excellent support pour le jive.

Le swing

Né dans les années 1930-40, le swing est caractérisé par son rythme ternaire et son groove particulier. Des orchestres comme ceux de Benny Goodman, Count Basie ou Glenn Miller ont créé des morceaux parfaits pour le jive. Le swing apporte une dimension jazzy et élégante au jive, avec des cuivres puissants et une section rythmique marquée.

Le rock’n’roll

Apparu dans les années 1950, le rock’n’roll est le style le plus emblématique du jive moderne. Avec ses guitares électriques, sa batterie énergique et son attitude rebelle, il incarne parfaitement l’esprit festif et dynamique de cette danse. Chuck Berry, Elvis Presley, Little Richard ou Jerry Lee Lewis sont des références incontournables.

Styles contemporains

Le jive n’est pas figé dans le passé ! De nombreux artistes modernes créent des morceaux parfaitement adaptés : rockabilly moderne, neo-swing, rock garage, et même certains morceaux pop ou électro-swing peuvent convenir si le tempo et l’énergie sont appropriés.

Tempos typiques

Jive lent (120-140 BPM)

Idéal pour les débutants et l’apprentissage des figures. Ce tempo permet de bien décomposer les mouvements, de travailler la technique et de se concentrer sur la musicalité sans être submergé par la vitesse.

Jive moyen (140-176 BPM)

C’est le tempo standard du jive, celui que vous rencontrerez le plus souvent en soirée et en compétition amateur. Il offre un bon équilibre entre énergie et contrôle technique.

Jive rapide (176-200 BPM et plus)

Réservé aux danseurs expérimentés et aux compétitions de haut niveau. À ces tempos, la technique doit être parfaitement maîtrisée, le cardio solide, et les mouvements économisés pour tenir la durée du morceau.

Comment reconnaître un morceau pour le jive

Tous les morceaux rapides ne conviennent pas au jive. Voici les éléments à identifier pour savoir si une chanson est « dansable » en jive :

Le rythme binaire : Le jive se danse essentiellement sur des rythmes binaires (temps divisés en 2), contrairement à certaines danses swing qui préfèrent le ternaire. Tapez du pied : si vous pouvez compter « 1-et-2-et-3-et-4-et » naturellement, c’est bon signe.
Une pulsation claire : La batterie ou la section rythmique doit être bien présente et marquer clairement les temps. Vous devez pouvoir « sentir » où poser vos rock steps et vos chassés sans hésitation.
La structure 4/4 : La quasi-totalité des morceaux jive sont en mesure 4/4 (4 temps par mesure), ce qui permet de danser le cycle de 6 temps du jive en le calant sur 1,5 mesure ou en l’adaptant rythmiquement.

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Les bases indispensables pour débuter le jive

Maîtriser les fondamentaux du jive est essentiel avant de se lancer dans les figures complexes. Ces bases constituent la colonne vertébrale de votre danse et détermineront la qualité de votre progression. Prenez le temps de les travailler jusqu’à ce qu’elles deviennent naturelles.

Le pas de base du jive

Le pas de base est le cœur du jive. C’est lui que vous répéterez des milliers de fois, entre chaque figure, et c’est sur lui que repose toute votre technique.

Structure 6 temps : rock step et chassé

Le pas de base du jive se décompose en trois éléments distincts sur six temps musicaux :

Le rock step (temps 1-2) : C’est le mouvement signature du jive, celui qui lui donne son caractère rebondissant et dynamique. Le rock step crée une impulsion élastique, comme si vous comprimiez un ressort avant de le relâcher. Le mouvement est petit mais énergique, jamais mou ou hésitant.

Pour le guideur :
• Temps 1 : Transférez votre poids sur le pied gauche en reculant légèrement
• Temps 2 : Replacez immédiatement votre poids sur le pied droit qui reste en place
Pour le suiveur :
• Temps 1 : Transférez votre poids sur le pied droit en reculant légèrement
• Temps 2 : Replacez immédiatement votre poids sur le pied gauche qui reste en place

Le chassé gauche (temps 3-et-4) : Un déplacement latéral fluide vers la gauche composé de trois appuis. Le chassé doit être glissé, léger, presque rasant le sol. L’énergie vient du bas du corps tandis que le haut reste stable.

• Temps 3 : Pas du pied gauche vers la gauche
• Temps « et » : Le pied droit rejoint le gauche (pieds fermés ou presque)
• Temps 4 : Nouveau pas du pied gauche vers la gauche

Le chassé droit (temps 5-et-6) : Même principe que le chassé gauche, mais en miroir vers la droite :

• Temps 5 : Pas du pied droit vers la droite
• Temps « et » : Le pied gauche rejoint le droit
• Temps 6 : Nouveau pas du pied droit vers la droite

Comptage rythmique

Le comptage est crucial pour synchroniser vos mouvements avec la musique. Plusieurs méthodes existent :

Comptage numérique classique : « 1-2-3-et-4-5-et-6 » C’est le comptage le plus universel, utilisé dans l’enseignement et en compétition. Chaque chiffre correspond à un temps musical, et les « et » représentent les demi-temps (le milieu entre deux temps).
Comptage rythmique verbal : « Rock-step-cha-cha-cha-cha-cha-cha » Certains professeurs préfèrent ce comptage plus intuitif :
• « Rock-step » = temps 1-2
• « Cha-cha-cha » = temps 3-et-4
• « Cha-cha-cha » = temps 5-et-6
Comptage simplifié en 4 temps : « 1-2-3-4 » Pour les danseurs avancés qui ressentent naturellement les subdivisions, on peut compter simplement sur les temps forts, en comprenant que chaque « 3 » et « 4 » contient en réalité un chassé complet.

Posture et placement du poids

La posture en jive est dynamique et athlétique, différente des danses de salon plus élégantes comme la valse.

La posture générale :
• Dos droit mais non rigide, colonne vertébrale alignée
• Épaules détendues et basses, légèrement en arrière
• Poitrine ouverte, sternum légèrement relevé
• Regard horizontal, tête droite dans le prolongement de la colonne
• Centre de gravité légèrement abaissé grâce à la flexion des genoux
• Abdominaux engagés pour stabiliser le tronc

Le poids du corps doit être constamment sur l’avant des pieds (la plante et les orteils), jamais sur les talons. Cette position permet des changements de direction rapides, une impulsion efficace pour le rebond, une meilleure connexion avec le partenaire et plus d’agilité et de légèreté

Le rebond (bounce)

Le bounce est l’élément qui donne au jive son énergie caractéristique et sa joie communicative. C’est ce qui différencie visuellement le jive des autres danses et ce qui le rend si plaisant à danser. Le rebond vient exclusivement du travail des genoux et des chevilles, jamais d’un sautillement vertical qui vous ferait décoller du sol.

Le mécanisme du bounce

Sur chaque temps fort de la musique (1, 3, 5), les genoux fléchissent légèrement, absorbant l’impact comme des amortisseurs. Sur les demi-temps (2, 4, 6, et les « et »), les genoux s’étendent partiellement, créant un léger soulèvement.
Ce mouvement de flexion-extension crée une ondulation continue qui traverse tout le corps : les genoux initient le mouvement, les hanches suivent naturellement, le torse reste stable mais transmet l’énergie et les épaules bougent au minimum.

Le bounce doit devenir totalement automatique, comme votre respiration. Au début, il nécessite de la concentration, mais avec la pratique, il s’intègre naturellement à chaque mouvement.

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La connexion

La connexion entre les partenaires est ce qui transforme deux danseurs individuels en un couple harmonieux. C’est un dialogue physique constant qui permet de guider, de suivre, et de créer ensemble.

Position fermée

C’est la position classique des danses de couple, utilisée pour le pas de base et certaines figures.

Pour le guideur :
• Main droite placée sur l’omoplate gauche du suiveur (pas plus bas)
• Main gauche tient la main droite du suiveur, bras légèrement fléchi, coude à hauteur d’épaule
• Buste face au partenaire, légèrement décalé vers la gauche
• Distance d’environ 20-30 cm entre les torses
• Les hanches peuvent être légèrement décalées

Pour le suiveur :
• Main gauche sur l’épaule droite ou le bras du guideur
• Main droite dans la main gauche du guideur
• Posture ouverte, épaules en arrière
• Maintien de sa propre structure sans s’appuyer sur le partenaire

Position ouverte

Position où les partenaires sont reliés par une ou deux mains, avec plus d’espace entre eux. C’est la position la plus fréquente en jive social et celle utilisée pour la majorité des figures.

Types de positions ouvertes :
• Une main : main droite du guideur tenant la main gauche du suiveur
• Deux mains : les deux partenaires se tiennent face à face
• Main à main croisée : bras croisés devant
• Sans contact : lors de passages en solo

Le passage de fermé à ouvert (et vice-versa)

• Le guideur initie le changement par une légère traction ou poussée
• Le suiveur maintient sa structure et sa tension de bras
• La transition se fait généralement sur un rock step
• Les deux partenaires ajustent simultanément leur distance

Tension élastique

La tension élastique est le concept fondamental de la connexion en jive. C’est une résistance douce et constante entre les partenaires, comme deux élastiques tendus qui maintiennent une pression équilibrée.

Les principes de la tension élastique :
• Trop de tension : les bras sont rigides, les mouvements forcés, inconfortables
• Trop peu : absence de communication, impossible de guider ou suivre efficacement
• Juste ce qu’il faut : souplesse avec résistance, communication claire, confort mutuel

Rôle guideur / suiveur

Contrairement à certaines idées reçues, le guideur ne « dirige » pas autoritairement et le suiveur ne « subit » pas passivement. C’est une collaboration où chacun a des responsabilités spécifiques.

Le rôle du guideur :
Le guideur est le chef d’orchestre de la danse, celui qui propose et initie.

• Choisir les figures en fonction du tempo, de l’espace disponible, et du niveau du suiveur
• Initier clairement chaque mouvement par des signaux physiques précis
• Assurer la sécurité du couple sur la piste (navigation, éviter les collisions)
• Adapter son guidage à son partenaire (force, tempo, complexité)
• Maintenir le tempo et la musicalité
• Créer un flux de danse agréable et varié

La communication du guideur passe principalement par la tension et la direction dans les bras, le positionnement du corps et des épaules, ainsi que par la vitesse, l’amplitude et le timing de ses mouvements. Un bon guidage est immédiatement compréhensible, légèrement anticipé par rapport à l’exécution, dosé avec justesse, ni brutal ni imperceptible, et cohérent, de sorte que les mêmes signaux produisent toujours les mêmes réponses.
Devenir un bon guideur demande de développer la capacité à décider rapidement, à communiquer clairement sans ambiguïté et à rester attentif au confort du partenaire. Cela implique aussi une conscience permanente de l’espace pour se déplacer intelligemment sur la piste, ainsi qu’une musicalité suffisante pour faire corps avec la musique.

Le rôle du suiveur :
Le suiveur est le co-créateur de la danse, celui qui interprète et enrichit.

• Maintenir sa propre structure et sa posture indépendamment
• Interpréter rapidement et précisément les signaux du guideur
• Contribuer activement à la tension élastique
• Ajouter son styling personnel entre les figures
• Rester musicale et connectée à la musique
• Exécuter les mouvements avec sa propre énergie (ne pas attendre d’être « tirée »)

Bien suivre implique de conserver une tension constante dans les bras, d’être réceptif aux signaux, de compléter activement les mouvements initiés et de maintenir équilibre et stabilité en toutes circonstances. Le suiveur apprend aussi à ne pas anticiper : il réagit aux indications réelles du guideur plutôt qu’à des habitudes ou à des suppositions. Cette qualité d’écoute transforme la danse en véritable dialogue. Devenir un bon suiveur demande de développer une grande réceptivité, capable de capter même des signaux subtils, ainsi qu’une autonomie corporelle permettant de danser pleinement par soi-même tout en étant guidé. Il faut aussi cultiver l’adaptabilité pour s’accorder à différents styles de guidage, la musicalité pour interpréter personnellement la musique, et la créativité pour enrichir la danse par son propre style.

Le jeu de jambes

Le jeu de jambes, est ce qui fait la différence entre un danseur qui « fait les pas » et un danseur qui « danse vraiment ». C’est la finesse technique qui transforme des mouvements corrects en mouvements élégants et précis.

Le pas de base du jive

Rock step :
• Temps 1 : Le pied qui recule touche d’abord par la plante/orteils (pas le talon), restant léger et prêt à rebondir. Transfert du poids sur le pied gauche qui recule
• Temps 2 : Poussée rapide sur la plante pour retransférer le poids vers l’avant. Transfert du poids sur le pied droit qui pousse
Chassés :
• « 3 » : un pied glisse sur le côté avec transfert de poids
• « et » : rapprochement du pied libre vers l’autre pied, sans transfert de poids
• « 4 » : un pied glisse de nouveau sur le côté dans la même direction, avec transfert du poids

Transitions poids du corps

Le transfert du poids d’un pied à l’autre est un élément fondamental souvent négligé par les débutants, mais c’est lui qui crée la fluidité et l’équilibre dans la danse.
À chaque instant de la danse, votre poids doit être clairement établi sur un pied ou en train de transiter d’un pied à l’autre. Il ne doit jamais être « coincé » entre les deux pieds de façon indécise.

Quand le poids se transfère, tout le corps suit :
• Les hanches pivotent légèrement dans la direction du mouvement
• Le buste reste stable mais accompagne naturellement
• Les bras maintiennent la connexion ou stylent en harmonie
• La tête reste droite, le regard horizontal

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Technique et style en jive

Une fois les bases solidement ancrées, il est temps d’affiner votre technique et de développer votre style personnel. C’est cette couche supplémentaire qui transformera votre danse fonctionnelle en une véritable performance artistique, pleine de personnalité et d’énergie. La technique vous donnera la précision et le contrôle, le style vous permettra d’exprimer votre individualité.

Le cadre (frame) et la posture du haut du corps

Le cadre désigne la structure formée par vos bras, vos épaules et votre torse lorsque vous dansez. C’est l’architecture invisible mais essentielle qui maintient la connexion avec votre partenaire tout en vous permettant de bouger librement.

La structure du cadre en position fermée

Les épaules
Les épaules constituent la base de votre cadre. Elles doivent être :

• Détendues et basses, jamais montées vers les oreilles (même dans l’effort)
• Légèrement tirées en arrière pour ouvrir la poitrine
• Stables et non mobiles : elles ne bougent pas de haut en bas avec le bounce
• Maintenues dans une position naturelle, sans forcer ni rigidifier

Les bras du guideur :
• Bras droit : le coude est dirigé vers l’extérieur et légèrement vers le bas, créant un angle d’environ 90-120 degrés. La main se pose fermement mais délicatement sur l’omoplate gauche du suiveur, les doigts légèrement écartés. Le bras maintient une forme arrondie, jamais complètement tendu.
• Bras gauche : le coude est maintenu à hauteur d’épaule ou légèrement plus bas, formant un angle ouvert. La main tient celle du suiveur avec une prise ferme mais confortable, pouce contre pouce ou en position standard. Le poignet reste tonique, jamais cassé.

Les bras du suiveur :
• Bras gauche : repose sur l’épaule ou le biceps du guideur, maintenant une légère pression vers le bas qui contribue à la connexion. Le coude peut être dirigé légèrement vers l’extérieur.
• Bras droit : maintient la même forme et hauteur que le bras gauche du guideur, créant une symétrie harmonieuse. Le bras participe activement à la connexion, ne se laissant jamais « porter » passivement.

La posture du haut du corps

Votre colonne doit rester dans son alignement naturel, ni trop cambrée, ni voûtée.

La cage thoracique :
• Ouverte et expansive, permettant une respiration ample
• Relativement immobile malgré le bounce des jambes
• Orientée vers votre partenaire en position fermée
• Fière et confiante, donnant une impression d’assurance

La tête et le regard :
• Tête droite, dans le prolongement naturel de la colonne
• Menton parallèle au sol, ni levé (arrogant), ni baissé (timide)
• Regard horizontal, visant légèrement au-dessus de l’épaule du partenaire ou dans ses yeux
• Expression faciale vivante et souriante (le jive est une danse joyeuse !)

L’un des aspects les plus difficiles et les plus importants du jive est la dissociation entre le haut et le bas du corps. Cette dissociation crée un contraste visuel saisissant : des jambes qui volent pendant que le buste glisse avec élégance. C’est cette maîtrise qui donne au jive son allure à la fois dynamique et contrôlée.

Le bas (jambes, hanches) :
• Bouge rapidement, énergiquement, exécute les pas et le bounce
• Génère la puissance et la propulsion
• Réagit instantanément à la musique et au guidage

Le haut (torse, épaules, bras, tête) :
• Reste relativement calme et stable
• Maintient la posture et le cadre
• Transmet le guidage ou reçoit les signaux
• Projette l’attitude et l’expression

Les bras libres et leur styling

Dans de nombreuses figures de jive, un ou les deux bras ne sont pas utilisés pour tenir le partenaire. Ces bras « libres » offrent une opportunité fantastique d’ajouter du style, de l’expressivité et de la personnalité à votre danse.
Même quand ils ne tiennent pas le partenaire, vos bras doivent rester contrôlés, intentionnels et stylés. Un bras qui pend mollement le long du corps ou qui bouge de façon aléatoire tue l’esthétique de votre danse.

Les bras stylés doivent :
• Être toniques jusqu’au bout des doigts (sans être tendus)
• Se déplacer avec fluidité et intention
• Compléter l’énergie des jambes et du reste du corps
• Raconter une histoire, exprimer une émotion

La coordination bras/jambes

La coordination entre les mouvements du haut et du bas du corps est un défi majeur en jive, mais c’est aussi ce qui crée la fluidité et l’harmonie visuelle de la danse.

Les principes de coordination

Dans la marche quotidienne, quand votre jambe droite avance, votre bras gauche se balance naturellement vers l’avant (et vice versa). Cette opposition croisée est ancrée dans notre système nerveux et crée un équilibre naturel.

En jive, ce principe s’applique souvent mais pas toujours :
• Lors des déplacements latéraux (chassés), les bras peuvent rester relativement stables ou bouger ensemble
• Lors des pas avant/arrière, l’opposition naturelle est généralement respectée
• Dans certaines figures stylées, on peut volontairement créer une coordination parallèle (bras et jambe du même côté) pour un effet visuel spécifique

Coordination dans le pas de base :
Rock step (temps 1-2) :
• Les bras maintiennent généralement la connexion avec le partenaire, donc leur mouvement est contraint
• En position ouverte ou sans partenaire, le bras peut accompagner le transfert de poids : léger recul des bras sur le temps 1, retour sur le temps 2
• L’énergie du rock step se transmet à travers les bras vers le partenaire

Chassés (temps 3-et-4 et 5-et-6) :
• Les bras peuvent rester relativement stables, maintenant la forme du cadre
• Ou ils peuvent accentuer le déplacement latéral : ouverture du bras du côté du chassé
• Dans un styling plus avancé, les bras peuvent créer une forme opposée au mouvement des jambes pour un contraste visuel

Coordination dans les figures

Les bras jouent un rôle crucial dans les tours rapides :
• Ils initient souvent la rotation (le bras qui se lève au-dessus de la tête amorce le tour)
• Ils restent près du corps pendant la rotation pour augmenter la vitesse (principe du patineur qui ramène ses bras)
• Ils s’ouvrent en fin de tour pour ralentir et stabiliser
• La coordination précise entre le moment où les bras montent, tournent, et s’ouvrent détermine la qualité du tour

Lors des kicks et flicks, les bras et les jambes doivent créer un tableau harmonieux :
• Quand une jambe kick vers l’avant, le bras opposé peut s’étendre vers l’arrière ou sur le côté
• Quand les deux jambes fliquent alternativement, les bras peuvent balancer en opposition
• L’énergie des jambes qui montent doit être équilibrée par le mouvement des bras

Quand vous passez de position fermée à ouverte (ou inversement) :
• Les bras se repositionnent pendant un rock step ou entre deux figures
• Les jambes continuent leur séquence rythmique sans interruption
• La transition est invisible pour un observateur extérieur

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Le swivel (rotation des hanches/pieds)

Le swivel est un mouvement de rotation des hanches et des pieds qui ajoute de la fluidité, du style et une dimension sensuelle au jive.
Le swivel implique une rotation des hanches, des genoux et des pieds autour d’un axe vertical, généralement sur la plante des pieds. Ils peuvent être réalisés avec les deux pieds pivotant ensemble, en alternant d’un pied à l’autre pour créer un balancement rythmique, ou intégrés aux chassés afin d’ajouter fluidité et texture au déplacement latéral.

Le swivel est initié par les hanches, les pieds ne faisant que suivre naturellement le mouvement. Il nécessite des genoux souples et un appui sur l’avant des pieds pour permettre une rotation fluide. L’amplitude doit rester contrôlée afin de préserver l’équilibre et l’élégance du mouvement.

Exécution du mouvement :
• Phase 1 – Initiation : Le mouvement commence par une légère rotation des hanches dans la direction souhaitée. Les genoux suivent naturellement ce mouvement.
• Phase 2 – Rotation des pieds : Les talons pivotent vers l’extérieur (ou l’intérieur selon la direction), entraînés par le mouvement des hanches. Les plantes des pieds restent en contact avec le sol et servent d’axe de rotation.
• Phase 3 – Retour ou continuation : Soit vous revenez à la position centrale, soit vous continuez la rotation dans l’autre sens, créant un mouvement de balancement.

Le swivel selon le rôle et le genre

Le swivel est traditionnellement plus accentué et stylisé chez les suiveurs, ajoutant une dimension gracieuse et sensuelle. Les suiveurs peuvent utiliser des swivels plus amples, particulièrement lors des moments de styling individuel. Les guideurs utilisent généralement des swivels plus subtils, plus contenus. Le mouvement est présent mais moins prononcé, maintenant une esthétique masculine tout en ajoutant de la fluidité.

Kicks et flicks

Les kicks et flicks sont des extensions de jambes rapides et dynamiques qui ajoutent du punch, de l’énergie et du style spectaculaire au jive. Ils sont particulièrement visibles dans le jive de compétition.

Différence entre kick et flick

Un kick est une extension complète de la jambe, généralement vers l’avant, avec le pied qui s’élève à hauteur variable (du genou à la taille ou plus haut). Le mouvement est ample, la jambe se tend (mais sans bloquer le genou). Un flick est un mouvement plus rapide et plus court où la jambe se plie puis s’étend brusquement, créant un effet de « fouet ». Le pied peut flicker vers l’avant, sur le côté, ou vers l’arrière. Le mouvement est vif et énergique, souvent répété en séquence rapide.

Technique du kick

• Phase 1 – Préparation : Fléchissez légèrement le genou de la jambe qui va kicker, ramenant le pied légèrement en arrière. Cette préparation crée l’élan nécessaire.
• Phase 2 – Extension : Étendez rapidement la jambe vers l’avant, le pied flex (orteils pointés vers le tibia) ou pointé (orteils tendus). La cuisse se lève, le genou s’étend, créant une ligne dynamique.
• Phase 3 – Contrôle : Au sommet du kick, contrôlez le mouvement (pas de sur-extension qui bloquerait le genou). Maintenez votre équilibre sur la jambe d’appui.
• Phase 4 – Retour : Ramenez rapidement la jambe vers le sol, prêt pour le pas suivant ou un nouveau kick.

Technique du flick

Flick avant :
• Pliez rapidement le genou, ramenant le pied vers l’arrière
• Extension explosive de la jambe vers l’avant, le pied reste relativement bas (niveau du tibia à genou)
• Retour immédiat : le mouvement est si rapide qu’il ressemble à un fouettement
• Le genou reste généralement légèrement fléchi même dans l’extension

Flick arrière :
• La jambe se plie, le talon monte rapidement vers l’arrière et vers le haut
• Le genou reste orienté vers le sol ou légèrement vers l’avant
• Le mouvement ressemble à taper ses fesses avec son talon
• Retour rapide au sol

Flick latéral :
• La jambe s’ouvre rapidement sur le côté, pied flex ou pointé
• Le mouvement est court et vif
• Retour immédiat à la position centrale

figures de jive

Les principales figure de jive

Les figures simples

Change of Places
Le Change of Places est souvent la première figure apprise en jive. Elle consiste en un simple échange de place entre les partenaires, généralement sous le bras du guideur. À partir du pas de base, le guideur ouvre l’espace et invite le suiveur à traverser pour passer de l’autre côté. La figure repose sur un guidage clair, une bonne gestion de la tension dans les bras et un déplacement fluide. Elle apprend aux danseurs à se déplacer sur la piste tout en conservant le rebond et le rythme du jive. C’est une base essentielle dont dérivent de nombreuses variations plus complexes.

American Spin
L’American Spin introduit le premier tour complet du suiveur. À partir d’un Change of Places, le guideur lève le bras pour inviter une rotation fluide sur place ou en déplacement. Le suiveur tourne sur l’avant des pieds tout en maintenant son équilibre et sa posture. La difficulté principale réside dans le timing : le tour doit s’insérer précisément dans le chassé, sans casser le rebond. Cette figure développe la technique de rotation, la gestion de la connexion pendant un tour et la capacité du guideur à donner un signal clair sans forcer le mouvement.

Throwaway
Le Throwaway crée une ouverture dynamique du couple. Le guideur invite le suiveur à s’éloigner légèrement, puis à revenir dans la connexion. Cette figure met en valeur la tension élastique caractéristique du jive : les partenaires s’éloignent sans rompre le contact, puis se retrouvent naturellement. Le suiveur doit utiliser sa propre énergie pour se déplacer, sans être tiré, tandis que le guideur contrôle la direction et le timing. Le Throwaway apporte immédiatement un style vif et joueur à la danse et prépare aux figures circulaires plus avancées comme les whip.

Fallaway Rock
Le Fallaway Rock amène les partenaires dans une position côte à côte, tournés dans la même direction. Le couple effectue alors un rock step parallèle avant de revenir en face à face. Cette figure demande une bonne coordination, car le guideur doit inviter le passage en position parallèle tout en maintenant la structure du pas de base. Le suiveur doit rester équilibré et connecté malgré le changement d’orientation. Le Fallaway Rock développe la conscience spatiale, la précision du guidage et la capacité à modifier l’axe du couple tout en conservant le rythme et le rebond du jive.

Whip
Le Whip est une figure circulaire emblématique du jive. Le guideur amène le suiveur dans une trajectoire arrondie autour de lui, puis le ramène face à face. Cette figure repose sur une connexion élastique continue, une gestion précise de l’espace et un guidage fluide plutôt que forcé. Le suiveur suit une trajectoire naturelle, en maintenant sa propre énergie et son équilibre. Le Whip introduit les changements de direction et prépare aux variations avancées. Il donne au jive son caractère dynamique et circulaire, tout en demandant contrôle, timing et coordination entre partenaires.

Les figures avancées

Curly Whip
Le Curly Whip est une variation avancée du Whip, dans laquelle la trajectoire circulaire du suiveur est enrichie par une rotation supplémentaire ou un passage de bras plus complexe. Le guideur invite le suiveur à tourner autour de lui tout en modifiant subtilement la connexion, ce qui crée une sensation de spirale continue. Cette figure exige une gestion précise de la tension élastique, un guidage fluide et un bon sens de l’espace pour éviter de déséquilibrer le couple. Le suiveur doit maintenir son axe et sa propre énergie pendant les rotations. Le Curly Whip apporte une dynamique spectaculaire et un style très fluide au jive.

Windmill
Le Windmill est une figure circulaire spectaculaire où les partenaires enchaînent rotations et passages de bras dans un mouvement continu. Le guideur fait voyager le suiveur autour de lui tout en changeant régulièrement la position des bras, créant un effet de moulin en rotation. La clé de cette figure réside dans la fluidité du guidage, la clarté des signaux et la capacité du suiveur à rester équilibré malgré les changements d’orientation. Le Windmill demande une excellente coordination, un bon timing et une connexion constante. Il est souvent utilisé comme figure d’impact visuel en démonstration ou en compétition.

Chicken Walks
Les Chicken Walks sont un pas rythmique composé de petits déplacements rapides et ancrés au sol, généralement vers l’avant ou l’arrière. Ils se dansent avec les genoux souples et le poids légèrement vers l’avant, donnant une sensation d’énergie contenue et percussive. Ce pas est souvent utilisé comme variation entre deux figures ou comme élément de styling musical. Le guideur et le suiveur doivent rester bien connectés pour avancer ou reculer ensemble sans perdre le tempo. Les Chicken Walks développent la précision rythmique, l’ancrage au sol et la capacité à jouer avec les accents de la musique.

Catapult
Le Catapult est une figure dynamique fondée sur la tension élastique entre partenaires. Le guideur invite le suiveur à s’éloigner rapidement, créant une forte extension dans la connexion, puis utilise cette énergie pour le ramener dans une trajectoire contrôlée. Le suiveur doit utiliser sa propre impulsion pour partir et revenir, sans être tiré, tandis que le guideur gère direction, timing et sécurité. Cette figure donne une impression de propulsion spectaculaire, tout en restant fluide et maîtrisée. Le Catapult exige confiance mutuelle, précision du guidage et bon contrôle de l’équilibre.