Les meilleures musiques de street jazz
« Runaway »
Galantis
« Runaway (U & I) » est le premier single majeur du duo suédois Galantis, composé de Christian Karlsson (membre de Miike Snow) et Linus Eklöw (Style of Eye). Sorti en octobre 2014, le morceau fusionne l’EDM euphorique avec des éléments de deep house et de pop, créant un son distinctif qui définira la signature du duo.
La genèse du titre remonte aux sessions de studio où Karlsson et Eklöw expérimentaient avec des synthés atmosphériques et des mélodies planantes. Le vocal sample féminin éthéré, répétant « Think I can fly when I’m with U », provient d’une collaboration avec la chanteuse Julia Karlsson. Cette ligne vocale, traitée et bouclée, devient l’ADN du morceau.
La production se caractérise par une montée progressive, des drops énergiques et une mélodie de synthé instantanément reconnaissable qui évoque simultanément la nostalgie et l’euphorie. Le titre connaît un succès commercial fulgurant, atteignant le top 10 dans plusieurs pays européens et devenant platine aux États-Unis. « Runaway » devient un hymne des festivals EDM de 2015, sa mélodie entraînante et son message d’évasion résonnant parfaitement avec l’esthétique feel-good de l’électro mainstream de l’époque.
« Latch »
Disclosure
« Latch » marque un tournant dans la carrière des frères britanniques Howard et Guy Lawrence, constituant Disclosure. Sorti en octobre 2012 comme second single de leur album « Settle », le titre représente une fusion parfaite entre UK garage, deep house et pop vocale sophistiquée.
La collaboration avec Sam Smith, alors inconnu, s’avère déterminante. Les frères Lawrence découvrent le jeune chanteur lors d’une session d’écriture organisée par leur label. La voix soul puissante et émotionnelle de Smith apporte une profondeur inattendue à la production électronique minimale de Disclosure.
La création du beat s’inspire directement de l’esthétique garage britannique des années 2000, avec ses hi-hats syncopés caractéristiques et sa basse profonde. Les Lawrence construisent la track autour d’un riff de synthé simple mais accrocheur, laissant l’espace nécessaire pour que la voix de Smith brille.
Le succès commercial arrive progressivement, le titre grimpant dans les charts britanniques pour atteindre le top 15. « Latch » lance simultanément deux carrières majeures : celle de Disclosure comme producteurs de référence de la house britannique, et celle de Sam Smith comme superstar vocale mondiale. Le morceau reste aujourd’hui un classique de la deep house moderne.
« This Is What You Came For »
Calvin Harris
« This Is What You Came For » naît d’une collaboration secrète entre Calvin Harris et son ex-petite amie Taylor Swift. Sorti en avril 2016, le titre featuring Rihanna devient l’un des plus grands succès de Harris, illustrant parfaitement son évolution vers un son EDM-pop tropical épuré.
L’histoire de création est aussi fascinante que controversée. Taylor Swift écrit la mélodie et les paroles sous le pseudonyme « Nils Sjöberg », gardant son implication secrète initialement. Harris construit la production autour de cette topline, créant un instrumental minimaliste dominé par des percussions tropicales, une basse simple, et des synthés atmosphériques.
Rihanna enregistre les vocaux en une seule session, apportant sa signature vocale décontractée et sensuelle. Sa livraison presque parlée sur les couplets contraste avec le refrain plus mélodique, créant une dynamique captivante. La révélation publique de l’implication de Swift, suite à leur rupture médiatisée, génère une attention médiatique massive, propulsant davantage le titre.
La production reflète la tendance tropical house dominante de 2016, popularisée par des artistes comme Kygo. Le morceau atteint la première place dans plusieurs pays et accumule des milliards de streams, consolidant Harris comme producteur EDM le plus bankable commercialement. Son clip futuriste avec Rihanna amplifie encore son impact culturel.
« All My Friends »
Snakehips
Le duo londonien Snakehips, formé par Oliver Lee et James Carter, crée « All My Friends » comme troisième single majeur, featuring les vocaux de Tinashe et la contribution rap de Chance the Rapper. Sorti en octobre 2015, le titre incarne parfaitement l’esthétique R&B-électronique smooth qui définit le collectif.
Lee et Carter construisent une production minimaliste et sensuelle, caractérisée par des percussions trap légères, une basse profonde, et des nappes de synthés atmosphériques. L’instrumentation épurée laisse l’espace nécessaire pour les performances vocales.
Tinashe apporte une vulnérabilité émotionnelle au refrain, sa voix douce explorant les thèmes de l’isolement social et du désir de connexion humaine. Chance the Rapper ajoute un verse introspectif qui équilibre la mélancolie du morceau avec son flow caractéristique optimiste. Le titre devient viral organiquement, porté par le bouche-à-oreille sur SoundCloud et Spotify. Il atteint le top 20 britannique et devient platine, établissant Snakehips comme références du futur-R&B électronique, pont entre underground et mainstream pop.
« Last Last »
Burna Boy
« Last Last » représente un moment triomphal pour Burna Boy, extrait de son album acclamé « Love, Damini ». Sorti en mai 2022, le titre sample intelligemment « Everybody Hurts » de Tony Braxton, transformant une ballade R&B des années 90 en afrobeats moderne pulsatif.
La genèse créative émerge d’une période post-rupture pour Burna Boy, le titre servant d’exorcisme émotionnel suite à sa séparation médiatisée avec Stefflon Don. Il collabore avec son producteur régulier Chopstix pour créer un riddim afrobeats caractérisé par des percussions log drums, des guitares amapiano, et une basse profonde.
L’utilisation du sample de Toni Braxton est stratégique : Burna inverse le message de vulnérabilité émotionnelle en affirmation joyeuse de libération. Son refrain « Last last, everybody go chop breakfast » (un slang nigérian signifiant « tout le monde connaîtra la déception amoureuse ») devient instantanément viral sur les réseaux sociaux. Le titre domine les charts africains et atteint le Billboard Hot 100, consolidant Burna comme ambassadeur global de l’afrobeats. Son succès illustre l’ascension internationale du genre nigérian.
« Slave 4 U »
Britney Spears
Ce titre marque un tournant dans la carrière de Britney Spears, qui adopte alors une image plus adulte et affirmée. Sorti en 2001, le morceau, produit par The Neptunes, se distingue par une production épurée, portée par des percussions sèches et un groove répétitif au caractère hypnotique. Loin des standards pop classiques de l’époque, la chanson installe une ambiance sensuelle et intimiste. Les paroles évoquent l’abandon amoureux et l’intensité du désir. La prestation de Britney aux MTV Video Music Awards, dansant avec un python sur scène, devient un moment emblématique de la culture pop. Ce titre ouvre la voie à une esthétique R&B-pop plus minimaliste et influence durablement la danse commerciale du début des années 2000. Aujourd’hui encore, Slave 4 U reste une référence pour travailler la fluidité et la maîtrise du corps en street jazz.
« Dirrty »
Christina Aguilera
Ce titre marque la rupture artistique de Christina Aguilera avec son image pop sage. En 2002, le morceau, produit par Redman et Rockwilder, fusionne R&B, hip-hop et sonorités club. Les paroles revendiquent liberté, sensualité et affirmation de soi. Le rythme lourd, les basses marquées et les flows rap insufflent une énergie brute. Le clip, inspiré des combats clandestins et de la culture underground, choque autant qu’il fascine. Il devient rapidement iconique grâce à sa chorégraphie intense et son esthétique transgressive. Dirrty influence durablement la pop des années 2000 en ouvrant la voie à une expression féminine plus audacieuse. Aujourd’hui, le morceau reste un classique du street jazz pour son groove puissant et son attitude affirmée.
« Djadja »
Aya Nakamura
Sorti en 2018, Djadja marque un tournant dans la carrière d’Aya Nakamura. La chanson est produite par Vladimir Boudnikoff, collaborateur régulier de la chanteuse, dans un style mêlant afrobeat, pop urbaine et R&B francophone. Le titre repose sur une rythmique dansante, des percussions légères et une mélodie vocale accrocheuse. Les paroles évoquent une relation amoureuse conflictuelle, traitée avec humour et autodérision. Le mot « Djadja » devient une expression populaire, renforçant l’impact culturel du morceau. Le clip, tourné à Barcelone, propose une esthétique colorée et solaire, contribuant à sa viralité. Grâce à YouTube et aux réseaux sociaux, la chanson dépasse rapidement les frontières françaises. Djadja s’impose comme un symbole de la pop francophone moderne et installe Aya Nakamura comme figure majeure de la scène internationale.
« Kill This Love »
Blackpink
Sorti en 2019, Kill This Love est conçu comme un retour explosif du groupe sud-coréen Blackpink. Produit par Teddy Park, compositeur emblématique de la K-pop, le titre mélange pop électronique, trap et influences orientales. La structure musicale alterne tension dramatique et refrains puissants, soutenus par des cuivres martiaux devenus signature du morceau. Les paroles abordent une relation toxique dont il faut se libérer, thème renforcé par une interprétation intense. Le clip, à grand budget, multiplie décors spectaculaires, symboles de guerre et esthétique cinématographique. Dès sa sortie, la vidéo bat des records de vues en 24 heures sur YouTube. Kill This Love illustre la stratégie K-pop : musique impactante, visuel fort et chorégraphie précise. Le morceau consolide la position mondiale de Blackpink et influence durablement la danse commerciale contemporaine.
« Physical »
Dua Lipa
Physical sort en 2020 sur l’album Future Nostalgia. Dua Lipa souhaite rendre hommage à la pop et au disco des années 80 tout en conservant une production moderne. Le morceau est co-écrit avec Ian Kirkpatrick et Stuart Price, spécialistes de la pop électronique. La rythmique rapide, les synthétiseurs brillants et la voix énergique créent une ambiance sportive et euphorique. Les paroles célèbrent l’attraction physique et l’énergie du mouvement, ce qui inspire naturellement la danse. Le clip mise sur des décors colorés, des costumes dynamiques et une chorégraphie athlétique. Physical devient rapidement un titre phare des studios de danse grâce à son tempo et ses accents nets. La chanson participe au renouveau du son disco-pop moderne et confirme Dua Lipa comme figure majeure de la pop internationale contemporaine.